Histoires des anciens

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Héritage des anciens, un texte de théâtre dont il manque une partie voyage encore en feuillet dans le désert. La pièce raconte une guerre terrible il y a longtemps. Une cité résistait aux assauts des troupes innombrables, et l'un de ses membres composa une pièce pour entretenir le moral des habitants.


Sommaire

PROLOGUE

Dans sa haute tour de fer, Karlsbad derrière son masque parle à la radio, il fait les cent pas dans la pièce, vide à l’exception d’un esclave table qui porte un verre emplit d’un liquide rouge. Des voix éloignées lui répondent on reconnaît le rire gras du gros Bobby et les couinements amusés de Plantule.

K : Cette ville doit tomber, elle nous manque de respect
Et ne veut pas donner tout de suite ses effets
Un espion m’a confié que la voiture est morte
L’orni ne doit jamais m’échapper de la sorte
Trouvez vite les clefs et entrez donc le prendre
Si ils ne le donnent pas, les portes vous devrez fendre

B : C’est entendu grand maître, nous sommes à tes ordres
Mais il y a un chien, il semble vouloir me mordre
Je n’ose pas entrer

P : Moi non plus j’ai trop peur
En plus il est marqué qu’il n’aime pas les voleurs

K : Mais vous êtes les féroces combattants de MH !
Tuez donc cette bête à coup de pied, de hache
Récupérez le vite cet orni de malheur
Car déjà la marquise le veut pour son labeur

B : Parfait, je lance l’assaut voilà que ces cloportes
Se pensent protégés derrière leur lourde porte
Ils verront que gros Bobb n’a pas peur des tourelles
Déjà j’entends des cris, sans doute les demoiselles

P : Moi j’en veux au moins deux

B : Et moi une pleine remorque
Mon appétit est tel que je mang’rais un orque

P : Mais c’est quoi ce machin ?

K : C’est une grosse bestiole
Mais qu’est ce que je réponds ? AU BOULOT LES TAFIOLES !

B : Bien sur monseigneur, c’est comme ci c’était fait
Plantule, défonce la porte dis leur qu’on vient en paix
Que si ils livrent leurs chefs, et 20 ou 30 otages
Ainsi que cet orni nous acceptons ces gages.
Et que Métal Hurlant qui est si magnanime
Dans le dôme du tonnerre, les piqu’ra de morphine

P : D’accord Bobby j’y vais, c’est comme ci c’était fait

K : ( se frottant les mains) Bientôt l’engin qui vole sera sur mon buffet.

On entend des coups de feu, une grande clameur, une terrible explosion puis des coups de feu encore, mais cette fois séparés, qui claque, les uns après les autres.

CLAC… CLAC…. CLAC

B : C’est fait o grand Karlsbad, la cité est en feu
Et les défenseurs gisent, quelle bande de peureux
Alors que nous leur proposions un vrai combat loyal
Un pacif contre un arc, qu’y a-t-il de plus normal ?
Ils ont fui comme des laches, enfin surtout leur chef
Qu’est parti dans les airs dedans l’aéronef

K : Mais voyons comment ça il est parti en l’air ?
Vous avez pris la ville ? dites moi que oui, tonnerre !

P : Bah vous voyez chef heu…

B : En fait on l’a pas prise
Ces salauds de campeurs, pour conserver leur mise
Ont fait sauter leur turne avec de l’explosif.
On a donc rien du tout.

P : ..............................Moi si j’ai un pacif

K : Oui mais c’est l’tien CONNARD ! De cette immense ville
Vous n’avez rien du tout ? Faut il être débile ?

B : Si on a des taulards pour le camp de travail
Un tas de campeurs gras pour tenter une ripaille
Vous en voulez un bout, y avait des jolies femmes
Y sont cuits juste à point, bien léchés par les flammes.

K : ( tout bas ) Bon, je dois rester calme, ça pourrait être pire
Les campeurs auraient pu dépouiller les deux sirs
Leur prendre leurs bagnoles et puis leurs armes à feu
Dans c’cas c’était la grêve dans les rangs métalleux
( plus fort) Retrouvez moi l’engin et revenez ici
Vous partez pour Donbass après une pause pipi
Au moins eux ils bougent pas, ils ont pas d’armes ni rien
Ce s’ra pas difficile, j’appelle les potes sauriens.

Acte 1

scène 1

La scène se passe dans les hauteurs de Métal Hurlant, Karlsbad, petit avec un masque de fer s’entretient dans une pièce nue à l’exception d’un esclave table à quatre pattes qui tient sur son dos un plateau avec un verre emplit d’un liquide rouge. Près de lui se trouve Plantule sa grande taille et ses yeux rapprochés et le gros Bobby, qui hoche la tête faisant vibrer son quintuple menton.

K : C’est une victoire totale le camping est tombé
Enfin le campement ces vieux décérébrés
Ils n’ont pas fait un pli devant ma grande armée
Sont ils tous abattus, démembrés et tués ?

B : Oui ils le sont mon maître, il n’en reste plus rien
Mais je dois apprendre le forfait des gredins
Ils ont brulé leur ville détruisant leurs réserves
J’ai une faim de loup souffrez que je me serve.

K : Non ! Tu ne te sers pas, car c’est moi qui dirige
Tu es déjà si gros que tu as des vertiges
Ce doit être la vue de ta masse adipeuse
Qui a fait fuir à vie ces mous fumeurs de beuze
Plantule écoute mes ordres, ils sont encore géniaux

P ; Je vous écoute mon maitre, vous et vos deux cerveaux
Que dois je faire pour vous ? Tuer le gros Bobby
Me supprimer moi-même, mordre votre zizi ?

K : Non, il y a bien plus grave, quelque part dans le Nord
Une cité me résiste, je les entends encore
Il est hors de question qu’on discute mon rang

B : Mais quelle cité est ce là qui ose une telle chose
Il faut les dévorer, pour qu’ils cessent leur glose.
Mes combattants et moi sommes à votre service
Contre une ration de bouffe, nous offrons tous sévices.
D’ailleurs à Alcatraz

K : Taisez vous il suffit
Vous goinfrez comme un port, mais de victoire nenni !
Je veux des objectifs, des réserves, des cités
Qui nous permettent enfin de tous nous faire bouffer
Vous nous coûtez bien cher vous autres combattants,
Ils serait temps les gars de cesser d’être enfant.

P : Je connais cette cité, il s’agit du Campement

K Mais vous l’avez détruite, bande d’imbéciles errants !

P : Ah oui, c’est pas celle là, mais j’en connais pas d’autres
Comment s’appelait elle cette cité sur la côte ?

K : Elle s’appelle Donbass et leurs mots m’exaspèrent
Ils osent se moquer de ma haute tour de fer
Rasez les tuez les, tous jusqu’au dernier
Il ne doit pas rester d’aiguille dans notre pied

B : Mais ils sont si puissants, ils nous ont repoussé
A coup de fiente d’oiseau puissamment balancée.
En plus c’est immangeable

K : Mais qu’importe que diable !
Discutes tu mes ordres ? Ignoble gras du bide
Certains pour moins que ça ont connu le suicide

B : Ordonnez maitre, c’est fait, j’écoute votre prescience
Ils seront tous détruits, cette effroyable engeance
S’ils couvrent votre voix…

K : Mais ils ne le font pas
Voyons c’est impossible, qui plus puissant que moi ?

P : Personne vraiment mon maitre, vous tenez ce désert
Dans votre main fermée, puissante comme le fer.

K : Alors partez céans, et rassemblez vos hommes
Ils se tapent dessus et pissent dans des bombonnes

Scène 2

Les deux combattants partent d’un pas lourd, Karsbad reste tout seul, il monte sur le balcon qui domine la cité

Malgré ces imbéciles le désert se vide
Je n’ai pas de victoire, ils ne sont pas le Cid
Le désert tout entier nous trouve ridicule
Il faut qu’ils les tuent tous, je l‘ordonne à Plantule.
Bientôt mon grand empire s’étendra sur cette terre
Tous les hommes prieront, m’appelant chère mère.
Cette vieille peau de Cath’rine est morte au bon moment
Me laissant entouré, et enfin dominant.

Scène 3

Pendant ce temps, les deux combattants descendent les escaliers de la haute tour de fer

B : L’est pas tranquille le boss, et moi j’sens pas l’histoire

P : Ah oui, mais pourquoi donc, il aurait peur du noir ?

B : Mais non, mais il s’inquiète ses plans échouent toujours
Il passe pour un benêt, personne lui dit bonjour

P ; c’était toujours comme ça…

B : Tais toi donc imprudent
Si quelqu’un nous entend, on nous pèt’ra les dents

P : M’en fous moi j’en ai plus, à force d’ouvrir les bières

B : Putain… Quel imbécile ! Bon préparons cette guerre.

Scène 4

Plus tard, les deux hommes rejoignent Karlsbad, toujours aussi masqué, toujours aussi petit

K : Faites moi votre rapport, tas de loutres inutiles
Je ne compte aucun mort, je ne suis pas tranquille
J’entends parler chaque jour, je crains l’assassinat
Défendez votre emp’reur, servez le patriciat

Bobbian met le genoux terre, il ne peut plus se relever, il adresse des signes à Plantule pendant que Karlsbad à le dos tourné, celui-ci ne semble pas comprendre et lui renvoie ses gestes.

K : Alors mais parlez donc ! Qu’en est il de cette guerre ?
A-t-on trouvé l’orni, pour la maîtrise des airs ?

P : Chef ! Non chef ! Pas encore

B : Mais nous le trouverons, Spara est déjà mort

K : alors où est sa tête, que je boive dedans ?
Ou que j’en fasse un bang et que je broie ses dents.

B : Elle arrive bientôt monseigneur c’est un fait
Et vos glorieux soldats s’entrainent, buvant du lait
D’ailleurs à cette raison, nous avons un souci
Dans le fort d’Alcatraz, les réserves sont pourries

K : Vous avez tout mangé ? Bon sang quel appétit
Vous ne pourrez un jour plus conduire le buggy.
Déjà les travailleurs qui vous voient vous goinfrer
En ont ras la casquette, vous traitent de gougnafier

P : Hé hé, un gougnafier.

B ; tais toi donc imbécile
Et tend moi donc la main, mon genou se défile
Je ne peux me lever, tu vois, je suis bloqué

P : mais de quelle main tu parles ? Tu as mal au poignet ?

K : Taisez vous tous les deux ! Votre vaine logorrhée
Empêche votre seigneur et maitre de penser.
Ecoutez donc mes ordres, ils doivent être suivis

P et B : Parlez donc notre maitre, nous sommes vos outils

K : Rassemblez toutes vos forces, et prenez vos fusils
Faites la pression, le plein, vérifiez les buggys
Repérez sur une carte l’itinéraire à suivre
Vous allez à Donbass les empêcher de vivre.
Qu’ils aient donc un peu peur, ces fumeurs de bédos
Qu’on leur ferme leur gueule, ils détournent les badauds.

B et P : Ce sera fait Karlsbad, tu peux compter sur nous

B : Et pour a nourriture, voilà quels sont mes goûts
Beaucoup de féculents et puis de la viande blanche
Un peu de sucreries quand le moral flanche.

K : Tais toi donc imbécile, à Donbass la cuisine
Est vraiment réputée, on la dit très très fine
Prends enfin la cité, tu pourras te goinfrer
Mais ne la laissez pas partir en noire fumée
Allez partez, vauriens, j’ai beaucoup de travail
Conquérir le monde c’est la seule tache qui vaille.


Ce soir la salle du bar est pleine à Donbass, les camarades sont réunis pour le second acte de la pièce de théatre, mais les visages sont un peu plus fermés, tous ont en tête, l'attaque prochaine, la mort du petit d'Aéris et les souvenirs des camarades assassinés lors de la dernière guerre. Pourtant avec quelques bières, un peu de vodka et des petits gateaux, les sourires reviennent vite, surtout quand les camarades se mettent à raconter les précédentes scènes aux nouveaux arrivants. Les rôles sont tenus pour Karlasbad par Kassandra, méconnaissable sous son masque mais qui fait toute petite sur scène, pour Plantule par Sean qui s'y colle pour la première fois et pour Bobbian, presqu'étouffé sous le déguisement par Krok. D'autres camarades sont eux aussi sous d'épais déguisements qui les font paraitre 10 fois plus gros qu'ils ne le sont.
Tout le monde s'asseoit, on entend la mise en place du décor et l'entrée des artistes, quelques Donbassiens jouent un petit air de musique, au son des tambourins et des harmonicas. quand les 3 coups retentissent, tout le monde se tait.

Acte deux

Scène 1

Les deux combattants sont revenus dans le bureau de Karlsbad, la pièce est toujours vide à l’exception de l’esclave table qui porte toujours ce verre. Au fond de la pièce, un gros groupe de personnes sont enchevêtrées, en train de se taper dessus, à un moment l’un s’avance vers le devant de la scène, on voit qu’il est énorme et immense, presque aussi gros que Bobbian lui-même, on voit qu’il a une toute petite tête, et un seul œil.

K : Ecoutez bien mes ordres, je veux une vraie victoire
Le désert tout entier se moque de nos déboires
Allez tous à Donbass et rêglez leur leur compte
Malgré toutes vos victimes les quolibets remontent

B : Cette fois on les aura

P : Oui on les tuera tous

B : Moi je mang’rait leur foie

P : Moi j’veux leur truc qui mousse
Tu sais pour la baignade ils ont un baume spécial

K ; Mais taisez vous enfin, mes oreilles me font mal
Retournez vous former durant une ou deux lunes
Ca vous savez le faire, même si c’est pour des prunes
Espérons qu’à la longue vous serez tell’ment gros
Qu’ils prendront vite la fuite en vous voyant de haut
Il n’y a rien à prendre dans cette comm d’anarchistes
Il faut juste qu’ils fuient, j’en ai marre des artistes
Notre service de presse jouera la propagande
Pour faire croire au désert, la mort de cette bande.

B : Mais si ils ne fuient pas ? Et restent nous attendre
Parce que la dernière fois, ils ont pas été tendres.

P : Ils ont dit qu’j’étais bête.

B : Et que moi je suis gros
Je sais que c’est pas vrai Alia me trouve très beau.

K : Mais ils fuiront bien sur, vous êtes tell’ment puissants
Et vos victoires nombreuses couvrent vos mains de sang
Au pire vous pouvez compter sur les Dns
Laissez leur la manœuvre, vous serez moins en peine

B : Mais chef, vous aviez dit que je commanderait

K : Et bien je dis l’contraire, je fais ce qui me plait
Au moins les Dragons noirs, on déjà pris une comm
Sans se la faire reprendre, n’est ce pas les bonhommes ?

P : Oui, mais à Santa Frost, ils avaient truandé
Comment j’pouvais savoir qu’y avait un doubl’ des clefs ?

K : Tu pouvais pas savoir, Plantule, tu es trop bête
Laissez faire les Dns, au moins ils ont une tête.
Prenez donc des réserves, des balles et des pavés
Et faites le plein d’essence, pendant qu’vous y pensez

B : C’est d’accord on y va, on est prêt dans trois lunes

P : Je compte sur mes doigts, j’ai du mal après une.

Ils s’en vont, Karlsbad reste seul à faire les cent pas, les combattants suivent Bobbian et Plantule, ils se gènent en voulant tous passer la porte au même moment.

Scène 2

K : Enfin, c’est une victoire que je peux espérer
Soit ces deux crétins crèvent, devant cette cité
Soit les Dns assurent la conquête de la ville
Et m’en repassent les rennes, ils sont vraiment débiles.
Bientôt tout le désert se devra d’adorer
Le si puissant Karlsbad et de s’en faire aimer
Déjà ville après ville les opposants se taisent
Il n’y aura bientôt plus de réflexions niaises,
Et je pourrais enfin, sur les ondes, m’exprimer
Sans risquer des éclats de rire du monde entier.
Quelle dommage que mon cher Catherine m’ait quitté
J’avais vu faire ses troupes quand ils ont attaqué
La cité du pétrole, sur cette île de marais
Cette bataille signa pour l’ECHOS un arrêt.
Et moi je dois compter avec ses imbéciles
Incapables de rien faire, goinfres et inutiles
Quand est ce qu’un métalleux sortira donc du rang
Un type intelligent mais quand même un méchant
Un type qui me suivrait toujours aveuglément
Qui exécuterait mes ordres de déments
Augmentant mon aura, renforçant mon image
En bref un type soumis, craignant toujours ma rage.
Les seuls qui obéissent sont ces tarés complets,
Le gros Bob, cette limace, et l’autre le simplet.
Qu’ils prennent donc une cité, ils y apprendront plus
Sinon, il me faudra éliminer ces gus.

Scène 3

Les deux combattants, toujours suivis de la meute de combattants qui cette fois se bloquent les uns les autres et se tapent dessus en voulant entrer en même temps dans la pièce, entrent dans le bureau. Karlsbad est anxieux et fais les 100 pas, dans la pièce, toujours cet esclave qui sert de table et ce verre de liquide rouge.

B : Nous sommes prêts seigneur, Oh Impérorateur
Prêts à suivre tes ordres, à donner notre cœur
Les soldats sont parés, ils sont en pleine forme
Regardez les, mon maitre, de plus en plus difformes

P : Les népharites sont là, votre bras activiste
Ils n’attendent plus que des victimes la liste

K : C’est bien mes fiers soldats vous avez belle allure
Et au moins en voyage, vous avez l’air de durs
Prenez donc votre temps, tuez quelques trainards
Qu’on craigne votre passage, comme je crains le noir
J’ai de très bonnes nouvelles, nos alliés sont en route
Ils viennent vous épauler, éviter la déroute
Et cette fois même si Krill lui-même réapparaît
Vous lui sautez dessus, l’ouvrez comme un goret

B : Je pourrais lui manger un morceau de bidoche ?
Il est assez robuste, elle me tente sa caboche.

P : Mais Krill, il n’est pas mort, on ne sait pas pourquoi ?

K : Si mais en disant ça, c’était pour faire le poids
Ce que je voulais dire c’est que quoi qu’il se passe
Vous devrez rester là, et finir votre chasse
Cette cité doit tomber, passez y une saison
Utilisez vos armes, la traîtrise, le poison.

B : Bien sur ce sera fait, pas un ne survivra
Sauf s’ils partent en navire, moi je perce le verglas

P : Et moi j’ai peur de l’eau, quand j’y vais, bah je coule

K : Voilà ce que ça donne un vrai cerveau de poule !
Vous devrez frapper fort, en un coup en tuer
Au moins une quinzaine et ensuite vous ruer
A l’assaut de leurs murs, passer leur palissade
Eviter les obstacles, voilà votre croisade.

P : Mais je n’ai rien compris…

B : A vos ordres seigneurs
Je m’occupe du convoi, rassemble les tueurs
Ils ont très soif de sang, n’ayant entre leurs griffes
Que les zombis du dôme toujours plus morts que vifs.

P : Moi j’aime bien dans le dôme massacrer les jauneux
Ils se défendent jamais, et on se sent fameux.

K : Allez y et faites vite, déjà je m’impatiente
J’écout’rai la radio pour tromper mon attente
Grâce à notre nouveau système de brouillage
Nous f’ront taire l’émetteur, qui sert à leur bruitage
La dernière fois déjà vous étiez ridicules
Autant faire taire un peu ces fous qui gesticulent
Je surveille du balcon le départ de ma troupe
Nallhya si féminine avec sa large croupe
Lorsque vous repass’rez la porte dans l’autre sens
Je veux voir des crânes balancer en cadence.
Partez donc et cette fois ne me décevez pas
Car sinon de colère je vous balance aux rats.

Ce soir là à Donbass la troisième scène de la pièce de théatre est prévue. Depuis quelques lunes, les artisans ofnt des heures supplémentaires, restant silencieux et discrets sur leurs créations. Certains camarades se retirent le soir dans une alcove de la salle du bar et feuillettent d'épaisses liasse de feuilles graisseuses, en écoutant parfois Nanar grotesque à faire de grands gestes. Un affichage a été fait sur le panneau rappelant le travail à accomplir, panneau désormais barré d'un gros "AUTOGESTION TOTALE" écrit en rouge et à côté du panneau rappelant les tours de garde des groupes du convoi. L'effervescence monte doucement après le repas, les camarades préposés au tour de garde ralent un peu, mais une fois assurés que l'acte sera rejoué ils finissent par partir arpenter les murs de bon coeur. La salle se remplit, certains sortent des bières de dessous leurs vêtements et au fond de la salle, une épaisse fumée jaunatre s'élève au dessus des têtes. Les discussions se font plus bruyantes lorsque la lumière s'éteint et que les 3 coups retentissent.

Acte 3

Scène 1

On voit Karlsbad, derrière son masque de fer qui discute avec le gros Bobby par télé-phone interposée, le dirigeant de la cité insulaire, fait les 100 pas et parle d'une voix rageuse, de temps en temps il lance un coup de pied dans l'esclave table, faisant tomber le verre et son liquide rouge, qu'un autre esclave reconnaissable à son sac sur la tête vient immédiatement remplacer.

k : Quelles sont donc les nouvelles de votre stratégie ?
Avez vous bien reçues des nouvelles de ces branques
Ont il suivi l'appat, mon idée de génie ?
Se sont ils fait avoir ces idiots à la manque ?

B : A vos ordres seigneur, je suis à votre écoute
Et je mets bien en oeuvre votre plan démoniaque
Faire croire au désert que je décide ma route
que je suis affranchis, de mon führer, mon mac.
J'ai d'ailleurs bien reçu des offres alléchantes..;

k : Mais de qui? Dis moi tout déjà ma tension monte
De la horde ? De Donbass ou de Sioban cette fiente ?
Je n'serais qu'à moitié étonné qu'elle me trompe.
Faire croire que tu es libre est une idée géniale
Je m'étonne moi même quand je suis si parfait
Les autres ne pensent pas, leur bêtise animale
Me permet de regner comme sur toi mon navet

B : Merci mon commandant de cette marque gentille
Etre votre navet est une chose qui me touche
La bouffe est vous savez de ma boussolle l'aiguille
Et vous savez remplir, et mon ventre, et ma bouche

K : Ca suffit, espèce d'outre, raconte moi ces messages

B : Bien sur mon général ! On m'a donc contacté
Une petite comm' qui m'appelle le sage

K : Laisse tomber celle ci, nous pouvons l'oublier

B: Mais leur offre était tout à fait intéressante
Des kilos de patés, de compotes, d'omelettes
De quoi faire bombance, pour des mois, à cinquante
Arrondir ma silhouette, que je trouve fluette

K : Mais enfin triple idiot, cette cité où est elle?
Rappelle toi que tu dois faire croire à un divorce
Entre les Métalleux et ta troupe de donzelles
Et ta recherche d'emploi n'est qu'une fausse écorce !

B : Ah, j'avais oublié

Shoote dans l'esclave table
K : Normal, dégénéré !
Il te faut bien 20 hommes pour réfléchir pour toi
A vous tous vous pouvez à peine imaginer
Une once de ce que je peux analyser moi.

B : Oui, mon maitre, je suis bête, vous avez bien raison
Comme toujours, mais pourtant, j'ai des offres nombreuses
Visiblement d'autres m'offrent de pleines rations
Pour s'offrir les services de nos belles sulfateuses.

K : Mais qui fournit la poudre pour tes armes hors de prix?
Et qui donc te nourrit, gros lard ? Sale impotent
Ne mords jamais ma main, si tu tiens à la vie
N'oublie jamais d'où viennent tous tes financement !
As tu donc reçu, une offre de nos enn'mis?
De personnes te voulant pour contrer mes assauts?
Une offre qui prouverait l'ampleur de mon génie?

B : A vraie dire mon seigneur, on m'a traité de sot.
Je crois qu'ils ont compris que ce n'était que feinte
Surtout quand j'ai bien dit que je n'trahirait pas
Les seuls qui n'confondent pas être costauds et enceinte
Et qui me donnent des ordres que je suis pas à pas.

Karlsabd semble être dans une rage froide, il reshoot le malheureux esclave table

K : Ecoute moi bien Bobby, triste sir imbécile
Tu fais échouer mes plans pourtant si formidables
Continue d'entrainer ceux dont tu tires les fils
Et forme toi un peu, tu restes trop à table
Bientôt nous enverrons nos forces dans la bataille
J'imagine bien sur qu'ils ont de belles faiblesses
Tous mes petits projets sont déjà sur les rails
Bientôt je te dirais où déplacer tes fesses.

Karlsbad raccroche, il est rouge sous son masque :p

Scène 2

Karlsbad fait les 100 pas dans sa haute tour de fer, on frappe à la porte, une personne extrêmement maigre entre, elle traine derrière elle une arme énorme, qu'elle ne peut soulever.

K : Sois donc la bienvenue, toi si belle Sioban

S : Je n'en ai pas besoin, je suis chez moi ici
Tu oublie, on dirait qui t'a mis là, pauvre ane
Veux tu que je reprenne ma place aujourd'hui?

K : Nous sommes de bons alliés et de fidèles amis
Les buts que je poursuis sont les mêmes que les votres

S : Mais ce sont bien les notres, espèce d'abruti
faire la table rase de tous ceux qui sont autres
pour qu'un jour, enfin, ne puissent éxister
que les glorieux Dragons et leur ordre immortel

K : Mais pour cela Sioban, il faut qu'il soit peuplé
Car les bunkers cachés ne sont plus à la pelle
As tu donc remarqué comme les sorties sont rares?
Et je n'ai jamais vu de zombis enfanter.

S : Mais l'ordre des Dragons se reproduit sans tare
Et nous sommes plus nombreux à mesure des étés.
Le monde est enfin mur pour tomber dans nos mains
Et ta place de bouffon est prête à mes côtés
Tu pourras continuer à compter tous les pains
Nécessaires à nourrir toute notre tripotée.

K : Mais il y a un problème, certains encore résistent
la cité Port Charnu nous nargue de plus en plus
Et si Puncherollo n'est que loin sur la liste
Il a bien assez d'hommes pour remplir un grand bus.

S : Mais les nordistes ne sont que des dégénérés
Et ce Puncherollo est le premier d'entre eux
Leur avantage premier est enfin rattrappé
Nous avons nous aussi un orni dans les cieux.
Il nous faut cette Donbass, de là nous partirons
Et sans ce chancre infame peuplé d'horribles Hippies
Toutes les autres cités feront leur contrition
Et rentrerons dans l'rang sous peine d'être détruit

K : En attendant ils tiennent, mais écoute donc mes plans

S : Tes plans, je les connais, tu les suis sur mon ordre

K : Mais j'y ajoute ma touche

S : ......................... Ou surtout tout tes glands

K : Mes hommes sont tous prêts

S : .......................... Tes roquets n'savent pas mordre

K : Ils sont très bien formés, de vraies machines de guerre
Et leur équipement est le meilleur qui soit
Entre le gros Bobby et Plantule le fruit d'mer
Je suis bien convaincu qu'ils m'obéissent au doigt

S : L'ennui c'est que dénués d'esprits d'intitiative
Ils sont bien incapables de prendre une décision
Et de voir à tous vents leurs trognes dubitatives
Je sais que j'ai bien fait d'ordonner l'exclusion
A ce propos Karlsbad, ton pitoyable plan
De faire croire sur les ondes à une indépendance
Concernant ce gros porc de Bob trop bien portant
Est tellement stupide qu'il frise l'indécence.

K : Mais certains y ont cru, il a reçu des offres

S : Tout le monde sait pourtant qui lui donne à manger
Et si quelqu'un l'oublie, qu'il regarde son coffre
Je m'étonne toujours qu'il puisse se déplacer

K: Mais il le fait et bien, c'est une fine gachette
Un commandant hors pairs et un bon technicien

S : C'est une outre ridicule qui n'peut voir sa quéquette
Je lui ai amené un tireur bien fin.
Voici ce qu'on va faire, suis donc bien ma baguette
D'abord tu accueilles dans ton fort d'bon à rien
Certains de mes guerriers qui doivent se former
D'autres viendront ici pour faire leurs formations
Histoire de te rappeler qui tu dois vénérer
Pour ta peine nous formons Bobby à la baston.

K : Mais tu sais

S : .............. Tais toi donc et obéis de suite

K : D'accord Dame Marquise, je fais le nécessaire
Vous serez bien logée, je vous laisse ma suite
Et vous fait commander à tous un bon dessert.

S : C'est parfait je te laisse

Karlsbad se prosterne et Sioban sans le regarder va vers la sortie, trainant avec peine son arme trop grande pour elle.

Scène 3

Karlsbad, toujours masqué de fer fait les cent pas dans son bureau, en haut de sa haute tour de fer, il rumine et peste. tout à coup, on frappe.

K : Qui ose me déranger, pendant que j'échaffaude
Des plans machiavelliques pour conquérir le monde
C'est toi douce Nallyah et ta croupe si chaude?
Où est ce un importun à l'horrible faconde ?

Un homme entre, assez vieux, vétu d'un bleu de travail à pattes d'éléphants, des locks imprssionnates et un joint énorme à la bouche.

P : C'est moi, c'est Pacoli, de retour de mission
Vous souvenez vous donc éminence, monseigneur
que vous m'avez chargé d'une dure infiltration
Celle d'aller à Donbass pour dev'nir un des leurs

K : Bien sur je me souviens doute tu de ma prescience ?

P : Jamais je n'oserais, je n'peux même y penser
Le monde entier se pâme sur l'abyme de ta science
Toi qui dirige chaque chose, qui l'herbe fait pousser

Pacoli se tourne vers le public, s'essuyant le front, Karsbad se dresse sur la poite des pieds, lui arrivant presque à mi torse, l'air suffisant.

K : Alors raconte tout, quel est donc leur point faible?

P : A vraie dire je n'sais pas, mais j'ai de belles infos
je connais tout Donbass, ses défenses et ses rêgles
Je pourrais même donner leur consommation d'eau

K: Alors vas y raconte, je t'écoute Pacoli
Si ces informations valent le coup, je promets
Que tu auras toujours un zombi dans ton lit
Un groupe à diriger

P : ......................... Un véhicule?

K: .............................................. Jamais !

P : Voici ce que je sais sur leurs plans de défense
Ils se forment à la dure au tir, à l'arme blanche
Le matin on les voit qui courrent en tout sens
Et ils font des réserves de rations et de planches

K : Mais encore Pacoli? tout cela je le sais

P : Alors voici quelles sont leurs outils de défense
Ils ont des tonneaux d'poudre et puis quelques mousquets
Ils ont aussi des armes, des couteaux et des lances
Mais je sais bien des choses sur leurs calculs tactiques
J'y ai participé, faisant sauter les routes
Et puis les renseignants, donnant des statistiques
Sur nos forces de combat, ils n'avaient aucun doute.
Je pense qu'ils espèrent que nous arriverons
Sans être assez puissants pour prendre leur cité
Qu'à force de camper les moustiques nous mang'ront
Figurez vous mon maitre qu'ils en ont même dressé.

K : Des moustiques de combat, voilà arme perfide
Quand je pense à Bobby, à la superficie
De peau qu'à ce gros lard, je crains un homicide
Pour cette information, comme je te remercie

P : Mais je n'ai pas fini, écoutez le plus beau
ils font des provisions de matières diverses
J'ai vu de nombreux sacs de fiente acide d'oiseaux
ils comptent des remparts en faire tomber à verse
Et puis il y a aussi une substance hilarante
Un gaz, rare, inconnu tiré des fruits de mer
J'ai poussé mon devoir à en mettre sous ma tente
j'en ai mouillé mon froc et toutes mes affaires.

K: Nous sommes donc vraiment face à forte partie
Je ne m'étonne plus de notre ancienne défaite
Mais connaissant leurs plans et toute leur stratégie
Je m'y préparerai, l'erreur ne sera faite
Merci bien Pacoli, tu es une bonne recrue
Entraine toi très vite à diriger les hommes
Pour faire face à Sioban, qu'elle m'emmerde cette grue
j'ai besoin de quelq'un qui ne soit pas une pomme

P : A vos ordre mon maitre, je suis toujours aux ordres

Pacoli sort, l'air fier de lui, Karlsbad se frotte les mains, il va se percher sur son balcon pour contempler la ville.

K : Me voilà renseigné, la ville ne tiendra pas
Cette histoire d'espionnage va semer la discorde
Nul doutes qu'ils fuiront en entendant nos pas.

Scène 4

Karlsbad est seul et fait les 100 pas dans sa tour de fer, au milieu de la pièce l'esclave table ne bouge pas portant toujours son petit plateau avec le verre emplit d'un étrange liquide.

K: Ainsi donc je connais les armes de Donbass
Elles ne valent que peu face à la force brute
D'ici moins d'une saison la liberté trépasse
et il sera bien tant d'entamer la vraie lutte
Mes hommes sont bien formés et les Dragons mendient
Un peu du savoir faire acquis à Alcatraz
Des la victoire acquise, enfin je les trahit
Je fais fi du passé en faisant table rase
Je suis bien convaincu que ces maudits hippies
Tourneront vite casaque en voyant arriver
Une armée bien plus grande que celle de Napoly
Et qu'avant de se battre ils voudront embarquer
Il sera alors temps d'agir par la traitrise
Et de faire disparaitre cette conne Sioban
De récupérer tous les fonds d'son entreprise
A cette dégénérée qui marche avec une canne.
Mais j'espère seulement pouvoir compter une fois
Sur Glandule et Bobby, mes crétins de laquais
Qui ont dans la cervelle guère plus qu'un petit pois
Et son presqu'incapable de seul'ment faire le pet
Je les conseillerai, resterai suspendu
Au fil des télé-phones de ces deux imbéciles
Espérons qu'enfin donc ces deux vieux trous du culs
Voudront faire tout au mieux pour n'pas finir au grill.


La fin de la pièce a été perdue.