Cannibalisme

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Cannibalisme ou Anthropophagie. De Caniba ou Cariba, nom d'une tribu des caraïbes en langue Taïno. Anthropos, homme, et phagein, manger, en grec.

Action qui consiste à manger le cadavre d'un personnage décédé qui n'a pas encore été enterré. Outre le fait qu'il s'agisse d'un acte relativement infâme -du moins dans la perception occidentale des choses-, cette pratique risque de causer des maladies gastriques telles que la salmonellose, la typhoïde ou bien encore la dysentrie ou moins grave, une simple chiasse carabinée.


Sommaire

Cannibalisme et Barbarie

Freud place le cannibalisme, avec le meurtre et l'inceste parmi les trois "désirs instinctifs" dont l'interdiction marque la limite entre civilisation et barbarie.

Il a néanmoins existé de nombreuses pratiques d'anthropophagie dans le monde, depuis la consommation des morts de son clan, pour en retirer la force vitale, jusqu'à celle de ses ennemis, en passant par les comportements déviants de certains criminels.

Cannibalisme et Histoire

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On cite des peuples cannibales dans l'Odyssée (Sicile), tandis qu'Amin Maalouf décrit (les croisades vues par les arabes) les pratiques anthropophages des croisés. Bartholomé de las casas raconte que, pendant la conquête des amériques, certains groupes guerriers indigènes apportaient avec eux de la "viande sur pied" humaine, qu'ils abattait en plantant leur campement.

Bernardino de Sahagún décrit une pratique anthropophage gastronomique chez les Aztèques, un plat nommé Tlacatlaolli.

Cieza de León de son coté est décrit assistant à de nombreux actes de cannibalisme en Colombie, et rapporte en particulier la pratique de tuer une femme enceinte pour cuisiner et manger le foetus -et la mère-.

Anthropophagie européenne

En Europe, le cannibalisme est plus ancien -dans sa version courante: les cas de déviances existent encore-. On a retrouvé ainsi des ossements humains découpés et broyés vieux de sept mille ans, comme pour en extraire la moëlle, dans une grotte de charente (Impossible évidemment de prouver que la moëlle extraite était réellement consommée).

Plus récemment, des remèdes à base de chair ou d'os humains étaient préparés pour soigner des maladies. Ainsi, selon P.Ariès, Garman (1640-1708), un médecin de Dresde: «On prend le cadavre d'un homme auparavant en bonne santé mais mort de mort violente, on le coupe en très petits morceaux, chair, os et viscères, on mélange bien le tout qu'on réduit ensuite en liquide dans l'alambic» por obtenir une eau divine propre à soigner de nombreuses maladies.

Au XXème siècle, on trouve des cas de consommation de chair humaine pour résoudre des disettes. De son coté, Camporesi raconte l'histoire d'un village près de Rimini: "Au cours de la terrible année 1944 une patrouille de soldats allemands fut surprise et anéantie. Leurs chairs, en partie fraîches et en partie salées, aidèrent à résoudre la crise de subsistance de la petite communauté indigène et lui fournirent une ration providentielle de nourriture à forte teneur protéinique."

Anthropophages célèbres du fract

v4.2: Sval, den Fläskäter, Kate B

v6: Volker Volf, Cookie, Irina, grozny